Le rythme changeant de l’été : quand les saisons influencent les personnes vivant avec un trouble neurocognitif
À la fin du mois d’août, on peut sentir un léger frémissement dans l’air. Les journées commencent à se raccourcir, la lumière prend une teinte différente, les soirées deviennent parfois plus fraîches, et les vacances touchent à leur fin. Pour beaucoup, cette période passe presque inaperçue. Mais pour une personne vivant avec un trouble neurocognitif, ces changements peuvent être ressentis de manière plus profonde.
Les troubles neurocognitifs peuvent impacter la mémoire, l’attention, l’orientation, le sommeil,
et même la capacité à s’adapter aux nouvelles routines. Dans ce contexte,
le passage progressif de l’été à l’automne ne se limite pas à un simple changement de saison : il peut aussi bouleverser plusieurs repères du quotidien.
Quand la lumière change, nos repères changent aussi
La lumière naturelle joue un rôle crucial dans le fonctionnement de notre horloge biologique. Elle aide à synchroniser notre cycle veille-sommeil et a un impact sur notre niveau d’éveil tout au long de la journée.
À l'approche de la fin de l'été, lorsque les heures d'ensoleillement diminuent, certaines personnes atteintes de troubles neurocognitifs peuvent ressentir plus intensément les changements dans leurs habitudes de sommeil, leur énergie ou même leur humeur.
Pour certains, la fin de la journée peut devenir un moment particulièrement difficile. La baisse de la lumière, la
fatigue accumulée et la difficulté à interpréter ce qui les entoure peuvent entraîner plus de
confusion ou d'agitation.
Cela dit, il est important de noter que le changement de saison ne déclenche pas forcément de nouveaux symptômes. Chaque individu vit son trouble neurocognitif à sa manière. Cependant, prêter attention à ces variations peut parfois aider à mieux comprendre certains changements de comportement.
L’été bouleverse aussi les routines
L'été est souvent synonyme de liberté : vacances, sorties, visites improvisées, repas en plein air et horaires plus flexibles.
Cependant, pour une personne vivant avec un trouble neurocognitif, cette spontanéité peut se traduire par une série de petits changements.
Un proche s'en va en vacances, une activité habituelle est déplacée, les heures des repas varient, et les visites se multiplient pendant quelques semaines avant de diminuer brusquement à la rentrée.
Individuellement, ces changements peuvent sembler insignifiants, mais cumulés, ils peuvent perturber les repères qui rendent une journée prévisible et rassurante.
Avoir une routine ne signifie pas nécessairement faire exactement la même chose chaque jour. C'est plutôt une question de garder suffisamment de points de repère comme les repas, le sommeil,
certaines activités ou rituels pour préserver un sentiment de continuité.
La chaleur, un facteur à ne pas sous-estimer
Même à la fin août, il n'est pas rare que la chaleur persiste au Québec.
En vieillissant, notre sensation de soif peut diminuer, et certaines personnes peuvent avoir plus de mal à reconnaître ou à exprimer leurs besoins. Dans ces conditions, la chaleur combinée à une hydratation insuffisante peut entraîner de la fatigue, de l'inconfort, voire une confusion accrue.
C'est pourquoi des gestes simples deviennent essentiels : proposer de l'eau régulièrement, chercher des endroits frais pendant les heures les plus chaudes et adapter les activités en fonction de l'énergie de chacun.
Accompagner la transition plutôt que la combattre
Il est clair qu'on ne peut pas stopper le changement des saisons. Ce qu'on cherche vraiment, c'est d'accompagner cette transition en douceur.
Garder des horaires relativement constants,
profiter de la lumière naturelle pendant la journée, continuer les activités familières et introduire progressivement les changements de l'automne peuvent vraiment aider à maintenir des repères.
Il est aussi essentiel d'observer plutôt que de tirer des conclusions hâtives. Un changement soudain ou inhabituel dans le comportement, le sommeil, l'appétit ou l'état général ne doit pas être automatiquement attribué à un trouble neurocognitif ou à la saison qui change. Parfois, cela peut indiquer un inconfort ou un problème de santé qui mérite qu'on s'y attarde.
Suivre le rythme de la personne
La fin de l’été nous rappelle que notre environnement est en perpétuelle évolution, même si parfois nous ne le remarquons pas.
Pour ceux qui vivent avec un trouble neurocognitif, ces changements peuvent revêtir une signification toute particulière. C'est pourquoi les petites repères du quotidien, une routine familière, une présence apaisante,
la lumière du matin, une promenade ou un repas à des heures régulières, prennent une telle importance.
À la
Maison L’Étincelle, accompagner une personne, c’est aussi apprendre à s’adapter à son propre rythme. Car au fil des saisons, ce ne sont pas seulement les journées qui évoluent : nos besoins peuvent également changer.
Maison l’étincelle💫
SHARE THIS POST:
Notre blog
Explorez notre article récent




